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Culture

Said Raissi,25/06/2012 10h22

Festival gnaoua, back to the roots

Le festival d’Essaouira s’est clôturé dimanche soir comme il se doit. Le concert « Maalems All stars » a regroupé place Moulay Hassan quatre as du guembri. Omar Hayat, Mustapha Baqbou, Abdelkader Amlil et Saîd Oughassal ont livré les dernières pulsations de la quinzième messe gnaoua.

Photo: Idrissi Mohsine


Ce rendez-vous devenu incontournable pour les passionnés de la culture gnaoua a cette année encore confirmé le choix d’un recentrage sur la thématique gnaoua.



« Back to the roots » (Retour aux racines) comme aime à le préciser Neila Tazi, directrice du festival. Moins de scènes donc, moins de dépenses évidemment, plus de scènes privées aussi, pas de tête d’affiche mais la sensation partagée d’être revenu à l’essentiel.



Maalam Abdselam Alikane, directeur artistique et un des fondateurs du festival s’en réjouit : « Il était important pour nous que le festival ne soit pas le vecteur d’une folklorisation du patrimoine gnaoua. C’est pourquoi nous veillions à ce que la programmation ne suivent pas un effet mode porté par une tête d’affiche ».



Cette quinzième n’a donc échappée à la règle des toutes dernières éditions. Pas de gros concert comme le festival a pu en offrir un temps avec Mami, Khaled, The Waillers encore Yousou Ndour, mais l’événement a rempli sa mission, celle de rassurer les connaisseurs en offrant des fusions de qualité et surtout en faisant rayonner la culture gnaoua.



Maalam Akharaz dont le père, décédé, fait parti des grandes figures du patrimoine gnaoua ne le démentira pas.



Attablé à la terrasse du luxueux hôtel Sofitel, guembri à la main, il s’évertue à faire connaitre l’histoire fabuleuse des gnaouas en répondant aux questions d’une journaliste de France 24 venue en savoir plus sur l’épopée de ces descendants d’esclaves qui il y a une quinzaine d’années sombraient dans l’oubli.



« Je me souviens. Il y a quelques années, on nous sous-estimait, on nous montrait du doigt comme de simples vagabonds. Aujourd’hui, les choses ont énormément changées. On vient nous voir même de l’étranger »


Said Raissi
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