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MAPF,31/01/2012 10h49

Revue quotidienne des éditos du 31 janvier 2012

Les éditorialistes de la presse quotidienne de ce mardi s'intéressent à divers sujets, notamment les relations maroco-algériennes et l'avenir de l'UMA, les défis à relever par le gouvernement Benkirane, l'élimination de la sélection marocaine de la CAN 2012, aux côtés d'autres questions d'ordre socio-économiques.



Ainsi, +Le Matin du Sahara et du Maghreb+ écrit que le fait que "le ministre des Affaires étrangères ait choisi l'Algérie pour sa toute première sortie officielle, témoigne en effet d'une volonté remarquable de marquer le coup en direction des responsables algériens qui ont certainement apprécié le geste et mesuré le symbole", soulignant que "comme toujours, la diplomatie marocaine anticipe sur la marche de l'histoire et s'inscrit dans l'esprit d'une ouverture généreuse et privilégie le dialogue".



"Tant que cette visite de M. Othmani à Alger se confine à la réalité du symbole, elle constituera une avancée. En revanche, au niveau des résultats qui intéressent les peuples marocain et algérien et qui leur apporte la démonstration d'une évolution sur le dossier des frontières et celui du Sahara, le sentiment demeure plus que mitigé", déplore-t-il.



Pour l'éditorialiste, "le Maghreb continuera à être une illusion, un projet nul et non avenu tant que l'Algérie demeure opposée à notre intégrité territoriale, à notre souveraineté nationale et à l'unité du peuple marocain".



Pour sa part, +Le Soir Echos+ affirme que l'avenir du Maroc "passe par la construction du Maghreb et d'un espace africain plus large".



Dans ce sens, l'éditorialiste, qui qualifie d'"aberrant" les échanges intra-maghrébins qui frôlent à peine les 2%, quand la moyenne des agrégations régionales tourne autour de 40% avec les impacts substantiels sur le PIB de chacun des pays concernés, estime que l'ouverture des frontières, l'union douanière, la monnaie commune sont autant de pistes pour proposer la meilleure configuration qui satisfasse les exigences de politique, de souveraineté et d'économie de tous les acteurs.



"Ce qui manque, déplore-t-il, c'est une vision commune et la volonté d'imprimer à l'histoire un virage structurant au delà des querelles de chapelles".



"L'installation de la BERD au Maroc, la création de Casa Finance City sont autant de pions importants qui contribuent à donner de la consistance à un voeu que les Maghrébins caressent depuis les premières indépendances", affirme l'éditorialiste, ajoutant que "le simple fait d'orienter les énergies vers un but précis permettrait de les optimiser et d'éviter les digressions inutiles".



Par ailleurs, +Al Ahdath Al Maghribia+ évoque le climat positif créé au terme de la victoire du PJD et de la nomination du gouvernement Benkirane, faisant remarquer que les déclarations des nouveaux ministres et du Chef du gouvernement, lui-même, devant le Parlement lors de la présentation du programme gouvernemental ont eu le même effet chez les citoyens, car ils ont parlé le langage que connaît le peuple en évitant la langue du bois auquel ils se sont habitués.



Avec cette méthode, les Marocains ont perçu un changement dans le discours officiel, poursuit l'éditorialiste, qui met à l'actif des nouveaux ministres la déclaration de leur patrimoine aux médias, chose qui a tenu en haleine l'opinion publique avide d'en savoir sur le patrimoine d'un tel ou tel membre du gouvernement.



L'éditorialiste indique que le gouvernement s'est limité à l'heure actuelle à un certain marketing politique sans pour autant prendre des initiatives à même de créer une dynamique au sein de la société, du milieu des affaires et des élites en plus de la société civile.



Le gouvernement Benkirane cherche aujourd'hui plus de "confiance" en omettant de rentrer dans le vif du sujet, estime-t-il, relevant que la prise de décisions audacieuses sont en mesure de déclencher une dynamique positive au sein de la société contrairement à l'approche de bonnes intentions adoptée par les ministres PJD dans le but de gagner la confiance des citoyens et des récalcitrants.



Et de conclure que la quête de la confiance à tout prix par Benkirane risquerait de tout détruire en cas d'échec à la mettre à profit par son équipe.



+Annahar Al Maghribia+ revient sur les promesses avancées par le Chef du gouvernement lors de la campagne électorale, soulignant que juste après sa désignation à la tête de l'Exécutif, il a renoncé à ses engagements en se confrontant à la réalité.



L'éditorialiste rappelle que Benkirane avait promis la création des milliers d'emplois et s'est finalement contenté des postes proposés dans le cadre de la loi des Finances. Il avait également promis l'emploi des diplômés chômeurs et aujourd'hui il argue des critères de choix et de mérite, ajoute l'auteur de l'éditorial, rappelant également l'engagement concernant le relèvement du SMIG à 3000 DH qui est devenu, désormais l'un des objectifs du gouvernement en 2016 et pourrait même être abandonné.



En politique, les bonnes intentions sont à exclure, poursuit-il, insistant sur la nécessité d'avoir des programmes qu'il faut exécuter, faute de quoi la sanction sera sévère en raison du contrôle des conseils élus, du peuple et des échéances électorales.



Dans le domaine social, +Aujourd'hui le Maroc+ évoque les mouvements de grève annoncés ici et là dans le pays et écrit que "quand un syndicat décide de faire grève, c'est généralement à la fin d'un processus et non pas en début", ajoutant qu'un mouvement de grève vient le plus souvent pour protester contre une situation et à la suite de négociations qui n'ont pas abouti.



Or, déplore-t-il, "ce que l'on observe depuis quelques semaines au Maroc est tout à fait le contraire: Le gouvernement a été nommé il n'y a pas longtemps et vient à peine d'entamer ses fonctions. Les syndicats, alors qu'ils n'ont pas encore eu une seule séance de travail avec la nouvelle équipe, pas même pour une prise de contact, ont décidé de se mettre en grève en ciblant des secteurs névralgiques comme le transport, la santé, les collectivités locales".



Selon l'éditorialiste, cette démarche "a tout l'air d'une démonstration de force, les syndicats cherchant certainement à montrer au nouveau gouvernement leur capacité de nuisance", soulignant qu'elle "n'a rien de constructif: C'est de la surenchère manifeste".



Pour +Bayane Al Yaoum+, les citoyens ont le droit de protester et de faire entendre leurs voix auprès des responsables, mais ce qui est banni c'est de protester en s'immolant par le feu, en se suicidant ou en exploitant ces revendications à des fins politiciennes.



Selon l'éditorialiste, la satisfaction des revendications socio-économiques doit être le fruit d'un militantisme politique conscient, d'une action organisée, d'une véritable adhésion à la lutte contre la dépravation et la corruption et d'une mobilisation politique et populaire.



L'éditorialiste, qui souligne que l'immolation par le feu démontre le degré de désespoir chez les jeunes et les démunis, appelle les nouveaux responsables à placer la question sociale à la tête de leurs priorités, car les Marocains aspirent à des réalisations tangibles dans les domaines de l'emploi, l'habitat, la santé, de l'enseignement et de la lutte contre la corruption.



La réalisation de ces aspirations dans un temps raisonnable est à même de réduire le degré de tensions sociales et de réhabiliter l'espoir chez ces jeunes, estime-t-il.



+L'Opinion+ revient sur la sortie des Lions de l'Atlas de la CAN 2012 et souligne que cette élimination "a porté atteinte à la dignité des Marocains", ajoutant que "sortir de la CAN la tête basse alors qu'on a tous les moyens pour réussir, cela ne peut être acceptable".



"Certes, l'élimination de la CAN est un grand choc, mais ce n'est pas la fin du monde. Il faut tirer les leçons de cette défaite et engager les réformes qui s'imposent", estime-t-il, relevant que "c'est un examen sérieux auquel doit faire face le nouveau gouvernement qui a mis accent dans son programme sur la défense de la dignité des citoyens et qui a établi un lien étroit entre le fait d'assumer des responsabilités et la reddition des comptes".



"Le gouvernement doit prendre des décisions courageuses, tourner la page de la CAN 2012 qui restera un mauvais souvenir pour les Marocains et aller de l'avant avec détermination pour répondre aux aspirations des citoyens, notamment en optant pour un entraîneur et un staff technique marocains. La réforme du football marocain est vitale et doit être engagée sans tarder", affirme-t-il.



Quant à +Akhbar Al Yaoum Al Maghribia+, il s'interroge sur la capacité du Président de la FRMF, Ali Fassi Fihri à résister à la grogne du public réclamant son départ du navire de la Fédération malgré les moyens mis à sa disposition pour avoir une sélection nationale de football capable d'honorer les couleurs nationales dans les compétitions continentales.



L'auteur relève, à cet effet, que "la culture de la reconnaissance de la responsabilité" est inexistante chez un grand nombre de responsables au Maroc et que la démission en cas d'échec est une tradition bannie chez eux.



Des millions de Marocains ont été déçus et frustrés vendredi dernier (suite au match Gabon-Maroc 3-2) et aucun responsable n'a songé à eux en exprimant son désarroi, poursuit l'auteur de l'éditorial, notant que suite à cette déroute, le président de la FRMF ne s'est même pas donné la peine d'organiser une conférence de presse pour expliquer les faits aux Marocains.



Dans ce cadre, l'éditorialiste somme le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane à soulager les Marocains et à leur rendre leur dignité perdue non pas à cause d'un jeu, sujet de perte et de gain, mais à cause d'une politique et d'une mal gestion du secteur sportif.


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