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MAPF,05/04/2012 11h35

Revue quotidienne des éditos du 5 avril 2012

L'état d'avancement des contrats-programmes du Plan Maroc Vert ainsi que des autres plans sectoriels lancés par l'Etat, la situation au Mali et ses répercussions sur la région sahélo-saharienne, la réforme du paysage audiovisuel public et le ferme appui du Maroc à l'adhésion de l'Algérie à l'OMC, sont les thèmes abordés, ce jeudi, par les éditorialistes de la presse quotidienne.



Ainsi, +Aujourd'hui le Maroc+ écrit que "le bilan d'étape du Plan Maroc Vert intervient à un moment crucial", ajoutant que "la démarche est de nature à redonner confiance surtout pour cette année où les pluies n'ont pas été au rendez-vous".



Mais, relève-t-il, "bien plus que cela, faire le point sur les grands plans sectoriels engagés par l'Etat est une démarche naturelle, voire obligatoire. Et cela nous amène à nous poser les questions sur les autres plans de même ampleur".



"Où sont passés Emergence et Rawaj ? Où en est-on du programme +10.000 ingénieurs+ ou encore de la stratégie du Maroc Numeric? Qu'est-il advenu du fameux comité de veille stratégique que les pouvoirs publics avaient mis en place il y a trois ans et qui a permis, malgré tout, d'amortir la crise dans certains secteurs?", s'interroge l'éditorialiste, notant que tous ces plans, annoncés en grande pompe et qui ont coûté de l'argent, ont été mis en oeuvre et ont fait l'objet, pendant un temps, d'un suivi assidu.



"Mais depuis l'été dernier, à la faveur des élections et de tous les chamboulements qui s'en sont suivis, plus aucune nouvelle de tout cela", fait-il savoir, souhaitant que "cela ne soit que passager et que ce ne soient pas les mauvaises vieilles habitudes qui se réinstallent".



S'agissant de la situation au Mali et sous le titre "Le trou noir malien", l'éditorialiste des quotidiens +Le Matin du Sahara et du Maghreb+ et d'+Assahrae Al Maghribia+ écrit que "le Mali est devenu un véritable trou noir. Un trou infini qui risque d'engloutir tout son environnement sahélien", ajoutant que "la partition du Mali septentrional et son contrôle par AQMI et des Touareg sécessionnistes radicalisés sonnent le glas d'un Etat malien fragilisé par un aventureux coup d'Etat militaire commis par des officiers subalternes".



L'éditorialiste, qui affirme que le Mali "se meurt sous les coups de boutoir d'une obscure conjonction entre Al Qaïda et un séparatisme domestiqué par le terrorisme salafiste", fait remarquer que "la situation malienne a imposé très vite une double position, un double refus". "Le refus du désordre constitutionnel. Et le refus de la partition du Mali", explique-t-il.



Selon l'auteur de l'éditorial, "c'est sur le plan régional que les choses vont se compliquer rapidement. Le Mali étant un Etat tampon entre le Nord et l'Ouest africain, c'est en cascade que les choses vont bouger. Il est frontalier avec la Mauritanie et l'Algérie au nord, avec le Niger à l'est, avec le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire au sud, avec la Guinée au sud-ouest avec le Sénégal à l'ouest. L'impact de la crise malienne sera instantané".



Et d'affirmer que "face à cette sombre perceptive stratégique, la seule initiative de stabilisation et de sécurité ne peut venir, si chaque Etat devait assumer ses responsabilités, que de l'Afrique du Nord, en coordination avec la communauté internationale", soulignant que "la responsabilité de cette initiative de stabilité incombe au couple algéro-marocain qui devra assumer son rôle stratégique et mettre de côté les +chimères+ du passé qui sont au jour d'aujourd'hui complètement invalidées, notamment par la densité de la crise sahélienne".



"La mission du couple algéro-marocain restauré devrait pouvoir servir de locomotive régionale pour trouver une solution durable à la crise malienne qui, si elle n'est pas circonscrite, peut emporter toute la région dans une spirale de violence incontrôlée", avertit l'éditorialiste, qui indique qu'"il apparaît de plus en plus que les contentieux entre le Maroc et l'Algérie, ont, à l'évidence, trouvé une méthodologie de dépassement qui accélère leur solution. Le paradigme de la coopération supplantant celui de la confrontation".



"La détérioration de la situation sécuritaire régionale accélère objectivement ce processus de rapprochement", poursuit-il, ajoutant que "c'est dans ce sens, et accessoirement, qu'il faut comprendre les cris d'orfraie de certains responsables du polisario qui sentent intuitivement que l'Histoire est en train de rebattre les cartes. Et pas spécialement en faveur de leur thèse frappée, désormais, d'obsolescence".



Evoquant la réforme du paysage audiovisuel public, +Bayane Al Yaoum+ revient sur le débat suscité par cette réforme suite à l'annonce par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement de l'élaboration de nouveaux cahiers des charges, soulignant que ce débat est "positif" et doit être développé à même de l'ériger en un dialogue national institutionnalisé et fructueux.



L'éditorialiste indique, ainsi, que le ministère de tutelle est en droit de prendre des décisions et des mesures conformément à ses prérogatives et en phase avec les lois y afférentes, d'une part, et que la réforme du secteur des médias, particulièrement la télévision, ne doit pas être placée en seconde place dans le projet sociétal afin que le débat autour de ce sujet ne soit pas limité à une simple annulation de la publicité des jeux de hasard sur les chaînes de télévision publiques, d'autre part.



Cette réforme, précise-t-il, doit être basée sur une vision politique claire et une perception de l'urgence du changement dans sa globalité outre l'implication des professionnels du secteur et de leurs organisations représentatives dans ce processus, ajoutant que la réforme doit toucher le fond du problème, à savoir l'implication des médias publics dans la consécration des valeurs structurantes du projet sociétal au Maroc, fondé sur la modernité, l'ouverture, la tolérance, la liberté et la pluralité, afin que ce secteur joue pleinement son rôle de véritable service public, loin de toute interférence du pouvoir politique.



Et de souligner que cette réforme doit être radicale dans le cadre d'une vision professionnelle selon des critères de liberté, d'ouverture et de modernité universellement reconnues.



S'agissant de la demande d'accession de l'Algérie à l'OMC et du ferme appui exprimé par le Maroc à l'adhésion de ce pays voisin à cette Organisation, +L'Economiste+ souligne que "voilà les deux meilleures annonces pour faire repartir le Maghreb sur un bon pied".



L'auteur de l'éditorial, qui affirme que "les règles de l'OMC seront pour l'Algérie le seul moyen fiable de revenir dans le temps présent, de désarmer les diverses rentes installées sur son commerce extérieur, de rétablir les incitations au progrès commercial et industriel", précise qu'"une fois que ce travail sera en route, alors il sera possible d'ouvrir le pays et les entreprises à la coopération et/ou à la concurrence. A commencer avec les voisins immédiats de la région".



"Le Maroc connaît parfaitement le processus parce qu'il l'a vécu, pas à pas, à partir des années 80. Ce ne fut pas parfait sur tous les points, mais nul ne peut nier que le tissu économique en a été renforcé", indique-t-il, ajoutant que "chacun sait aujourd'hui que l'ouverture est encore ce qu'on peut trouver de mieux pour mettre un pays sur le chemin de la croissance".


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